Catégories
Non classé

Des hêtres ou des chaînes

 Ce que nous appelons « notre président » a déclaré que « seules les activités indispensables à la nation seraient maintenues. » 

Il aurait pu se donner la peine de définir « indispensable »

Toutes les activités qui n’ont pas été maintenue sont donc jugées par le groupe ultra-libéral qui détient le pouvoir en ce moment, comme « dispensables ». Dans le sens où nous pouvons nous en dispenser pendant quelques semaines, voire quelques mois. Ce classement -complètement arbitraire et qui devrait donc être remis en question nous montre de façon flagrante comment pourrait être notre cadre de vie : A la fin de la quarantaine, pourquoi remettre en place un système composé à 80 % d’activités dispensables ? Nous pourrions tous nous former à effectuer les tâches indispensables, que nous ferions à tour de rôle afin que chacun puisse participer à l’effort collectif, mais un effort qui reste raisonnable pour sa santé, et son bien être personnel. 

Toutes les associations, les fédés, les activistes, les écolos, qui ont appelé à plus d’écologie et plus d’humanité se sont heurté·es depuis tant d’années, à des débat biaisés sur les thèmes du « c’est pas possible » « ça prendra du temps » « pensez aux emplois », alors que le Covid19 – qu’on connaît à peine – a brisé ce mur en quelques semaines, quelques jours pour rendre tout cela possible : stopper les avions, leur business et le tourisme de masse, réduire drastiquement la circulation des voitures et du même coup rendre les villes vivable et respirable, pousser les êtres à se rendre compte de l’importance des relations sociales, de l’essentiel, etc….. 

Le capitalisme est un système à bout de souffle : toutes les grèves, les ZAD, les manifestations et leurs répressions, que la France, l’Europe et le reste du monde ont vécues, montre le mal être général, la volonté d’arrêter un système qui met les peuples en concurrence, et la volonté de stopper l’exploitation inacceptable de l’être humain par d’autres êtres humains, pour leur seul confort, exploitation abusive des ressources naturelles (une croissance de 1 % pour année semble être raisonnable, mais 1 % par année sur 100 ans, correspond la dernière année a une augmentation supérieure à l’intégralité de la consommation de la première année….), surpopulation et densité invivable (développement d’épidémies incontrôlable qui l’accompagne) pour nous vendre un peu de confort, et le sentiment de gagner cette course internationale. Nous pouvons nous rendre compte de façon fragrante aujourd’hui que le prix à payer en termes de pollution et de bien-être est beaucoup trop élevé. Si le progrès ne sert pas à avoir plus de temps libre, et faire moins d’effort, pour avoir du temps et de l’énergie à mettre là où nous le voulons… a quoi sert-il ? Lavons nos verres au lieu de jeter nos gobelets ! 

Le Covid est un révélateur de beaucoup de choses, dont on continuera à faire la liste durant de nombreuse années, à l’heure actuelle, il nous montre que nous avons besoin de lien social (le confinement reste une épreuve), de temps libre pour pouvoir effectuer des taches qui nous épanouissent. 

Le municipalisme est un des moyens que nous devons mettre en œuvre pour nous réapproprier notre environnement, notre espace, notre temps. Ré-apprendre à échanger, proposer et débattre afin de se réapproprier les décisions sur la gestion de nos espaces et de nos vies, de l’échelle de la commune aux dimensions les plus vastes possibles par le fédéralisme et les échanges. Faire, chacun·e selon ses capacités, pour tout un chacun·e selon ses besoins.

De multiples propositions pourront être faites, mais les échanges, les activités, artisanales, agricoles, de service ou industrielles devront être de proximité de préférence.

Il faut en finir avec le consumérisme idiot, destructeur d’un environnement qui doit pouvoir continuer à garantir l’existence de la population mondiale. Toutes et tous en bas de l’immeuble ou sur la place du village, au bord d’un rond-point avec ceux qui aime le jaune, dans les campagne avec les zadistes, à l’usine ou la fabrique avec les ouvriers en luttes, avec les fermiers qui aiment le rouge… nous sommes les seuls maîtres de nos destins. 

Et Vive l’Anarchie

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *